dimanche 21 janvier 2018

Danaus chrysippus, le petit monarque

Papillon originaire d’Afrique, répandu dans presque toute l’Australie et que l‘on peut voir de temps sur la frange méditerranéenne.
Danaus chrysippus, mâle

Nous l’avons rencontré dans plusieurs régions en Australie. Lors de ce dernier voyage, ce fut dans une toute  petite zone humide.
Danaus chrysippus, mâle,  vue de dessous

Mais on le rencontre dans quasi toute l’Australie.
Danaus chrysippus,in copula, la femelle est en haut.

Dans le couple la femelle est en haut (à cause de l’absence de tache androconiale ).
Danaus chrysippus,un autre couple

Comme les papillons de la famille des Danainae, on le reconnait à son thorax noir tacheté de points blancs.

 Appelé petit monarque car  sa taille est plus  petite que son célèbre cousin.
Danaus chrysippus,la tache la plus proche de l'abdomen est faite d'écailles émettant des phéromones pour attirer les femelles.



En Australie il se reproduit presque toute l’année et n’est migrateur que dans la partie sud- est du pays.

lundi 8 janvier 2018

Danaus plexippus : papillon, chenille, chrysalide, en Australie.

Une série de rencontres qui  petit à petit complètent le puzzle du cycle de vie de ce papillon mythique.
Danaus plexippus, femelle sur eucalyptus

Quand nous sommes arrivés dans la partie sud ouest de l’Australie, nous nous sommes rapprochés d’un climat méditerranéen. Nous y avons rencontré des plantes  que je connaissais comme  les bougainvilliers ou  les agapanthes , mais aussi d’autres endémiques australiennes.
C’est avec plaisir que j’ai reconnu le grand monarque en divers endroits et sur diverses plantes.
Danaus plexippus, sur agapanthe

Adulte, le papillon se nourrit sur une grande variété de plantes.
J’avais déjà vu ce beau papillon dans les îles Canaries , ce qui m'a permis de le présenter.
Et cette fois j'ai rencontré une femelle , sur la photo du haut , où elle butine sur un eucalyptus, et plusieurs mâles.La femelle présente des nervures plus épaisses, tandis que les mâles ont une marque épaissie sur la nervure proche du corps.
Danaus plexippus, mâle
Et en voici un autre sur un bougainvillier, plante  familière de nos régions.
Danaus plexippus, sur bougainvillier


Episode 2
J‘ai trouvé un jour une plante dont les fleurs m’intriguaient. En essayant de la photographier, j’y ai vu une belle chenille, puis une seconde et une troisième, et même une quatrième.
 Danaus plexippus : chenille  se nourrissant sur Gomphocarpus fruticosus, ses filaments noirs sont  plus courts.

Il n’y avait que cette plante qui était parcourue par les chenilles.
Et quelles chenilles !
Rayée de noir et de jaune, avec des lignes incomplètes, et surtout des « extensions » à l’avant et à l’arrière du corps de la chenille. Deux filaments noirs qui ne sont pas des antennes se trouvent sur le 2ème et le 11ème segment. Ceux proches de la tête étaient plus grands ; mais la longueur de ces filaments variaient selon les individus.
 Danaus plexippus : chenille  se nourrissant sur Gomphocarpus fruticosus

Difficile de voir quelle est la partie avant, il faut chercher les vraies pattes et on voit ainsi la tête avec le même décor que le reste du corps.
La plante sur laquelle j’ai trouvé les chenilles est Gomphocarpus fruticosus, une Asclepiadaceae.
Gomphocarpus fruticosus, voici les fleurs qui ont attiré mon attention!


On la trouve aussi en France autour du bassin méditerranéen.


 Danaus plexippus : chenille avec ses filaments noirs plus grands à l'avant qu'à l'arrière

Après une recherche sur le web , mes chenilles sont celles du grand monarque ! Et elles se nourrissent quasi exclusivement de plantes de cette famille
Ce sera ma seule rencontre avec ces chenilles. Nous verrons encore bien des monarques dans le quart sud ouest de Western Australia.

Episode 3 .
A la fin de notre voyage nous séjournons près de Perth dans le parc naturel de Serpentine.
Nous y verrons de nombreux monarques et sur un pied de ce faux cotonnier une chrysalide. Mal photographiée à cause du vent, de la localisation de la chrysalide, la photo permet de  la voir  solidement fixée sous une feuille.
Chrysalide de Danaus plexippus

Nous aurons ainsi sur plusieurs centaines  kilomètres croisé ce papillon, sa chenille et sa chrysalide.Les pièces du puzzle se sont ainsi petit à petit complétées.

Infos complémentaires :
« En Australie, où il n'est établi que depuis , un siècle, le Monarque effectue une migration vers les régions de Sydney et de Cambden, preuve que ce comportement aide le Monarque à s'adapter et à exploiter efficacement de nouveaux territoires. »

Autre  document une fiche d'élevage . 



lundi 25 décembre 2017

Bonnes fêtes de fin d'année à tous!


En cette période de vœux, je vous souhaite, amis lecteurs, que la Nature soit pour vous source de curiosité, de découvertes et  d'émerveillement!

mardi 26 septembre 2017

Un bel automne!

Sympetrum de fonscolombii

L'automne est là, je vous souhaite à tous de belles observations !
C'est l'heure de faire une pause pour moi! 

lundi 18 septembre 2017

Haltichella rufipes, petit hyménoptère parasite, utile au jardin!

Le monde des hyménoptères est extrêmement varié, depuis les plus gros bien colorés et  impressionnant par leur taille, à certains petits et discrets dont nous ignorons l’essentiel.
Mon sujet fait partie de ces derniers.
Haltichella rufipes, en avant toute!*

Recueilli surnageant sur la piscine ce n’est que sous l’œil grossissant de mon objectif qu’il a révélé tous ses détails.

Peu de couleurs, il est surtout noir, mais avec une chitine joliment et régulièrement ponctuée, ainsi qu’une fine pilosité claire.
Haltichella rufipes, au repos  après le bain*

Pas de longues pattes mais des tibias à l’apex roux ainsi que les tarses (d’où l’adjectif rufipes)et surtout des fémurs arrières épaissi !

Un gastre en forme d’amande, de jolies antennes qui peuvent se rabattre entre les yeux et surtout deux pointes qui prolongent le scutellum.


Haltichella rufipes, les deux épines du scutellum*

Ce sont ces deux pointes qui permettent d’identifier Halchitella rufipes.
C’est un hyménoptère de la grande famille des Chalcididae(3500 espèces). Ils parasitent des larves de diptères, lépidoptères ou coléoptères en limitant la prolifération de certains insectes ravageurs.

Haltichella rufipes, vue ventrale: tout est bien rangé!*

L’insecte mesure autour de 4 mm. C’est un des Chalcididae les plus répandus en France, on le trouve dans les espaces forestiers  par exemple. Chez moi, cet espace se résume à une haie de noisetiers.
Haltichella rufipes, vue de face, de grands yeux!*

Haltichella passe inaperçu sur la mousse ou la litière, c’est un  parasite de larve de Lagria hirta (très présent dans les herbes dans mon jardin) mais aussi de  Ptilinus pectinicornis, qu’il vaut mieux ne pas croiser.

Haltichella rufipes, après le bain ,on essaie  avec les pattes sur l'abdomen!*

Mais à son actif aussi des microlépidoptères  tels que :
- Grapholita molesta (tordeuse orientale du pêcher)
- Lobesia (Polychrosis) botrana(ravageur de la vigne).

Ce petit hyménoptère que j'ai trouvé début avril est donc bien utile dans un jardin pour réguler la population de quelques indésirables.

Pour rappel j'avais déjà rencontré un autre Chalcidien :Brachymeria femorata,  et c'est sa ressemblance avec lui qui m'a orienté vers cette famille.

 * Images grossies autour de 3 fois