mercredi 11 avril 2018

Sitona lineatus , le Sitone ravageur du pois



Voici un petit charançon trouvé dans l’herbe au début du mois d’avril.
Il avait pour moi une tête de « déjà connu ». Mais c’est une impression dont il faut toujours se méfier. Et à juste titre, dans un second article je présenterai le Sitona différent que j’avais sauvé de la noyade une année précédente.
Sitona lineatus, vue générale

Ce petit charançon mesure moins de 5 mm, il présente un rostre large et court, est couvert de squamules et de soies.
Je me suis servie de 2 documents pour l’identifier:

  • Le premier est disponible sur le site bien connu insecte.org , en voici l'adresse, il est intitulé Clé des Sitona de France(sans les espèces du pourtour méditerranéen)

Je vais la parcourir avec vous.


1. Scutellum avec deux touffes de soies nacrées ………………………….……………… 2
. Scutellum sans cette touffe …………………………………………………..……………. 3
Sitona lineatus, détail  du scutellum

On observe le scutellum, entouré sur cette image, il s’agit de quelques squamules blanches qui ne forment pas de touffes !
On saute la case 2 pour passer directement à la 3 !

3. Soies élytrales toujours hérissées ………………………………………………………… 4
-. Soies élytrales courtes, seulement un peu soulevées sur la déclivité apicale, ou apprimées …………………………………………………………………………………… 6

En lisant ces 2 propositions on passe, pour ce charançon, à la seconde.Les soies élytrales ne sont pas hérissées sur toute la surface des élytres mais uniquement vers l’apex des élytres..(voir photo ci-dessous)

On a le droit d’aller à la case 6 et on reconnaît que ces mêmes soies sont un peu soulevées.
6. Soies des élytres un peu soulevées sur la déclivité apicale ………………………….... 7

  • Sur le site allemand, qui me sert de seconde source,  on sépare aussi des charançons qui présentent une  seule ligne de soies sur les élytres de ceux qui en présentent plusieurs comme notre sujet.

Sitona lineatus, détail des soies élytrales, sur plusieurs rangs et légèrement dressés à l'apex 


7. Front fortement concave …………………………………………………………….…….. 8
. Front plat ……………………………………………………………………………..……. 11

Notre sujet a le front plutôt plat, ouf, on a droit à sauter directement au 11
Sitona lineatus, détail  la tête, gros yeux, front plat, revêtu de squamules et de poils fins.


11. Hanches antérieures touchant le sillon précoxal ………………………………….. 12


-. Hanches antérieurs éloignées du sillon précoxal, 2.8/3.8mm …………..…..... ambiguus

Sitona lineatus, détail  du sillon précoxal et des hanches antérieures.


Parmi les 2 choix je retiens le premier. Le schéma ( abb 52)sur le site allemand a bien éclairci cette proposition , que j’ai illustrée par une photo.On y voit le sillon et la proximité des hanches avec lui(ci-dessus)

12. Ponctuation pronotale fine, 3.5/4.5mm ……………….. lineatus



D’autres infos viennent compléter cette identification, toujours issues de la page du site insecte.org:

  • S.lineatus : ponctuation du pronotum fine, massue antennaire allongée (X3 plus longue que large )Les photos montrent bien une massue antennaire allongée.


  • S.striatellus ;ponctuation du pronotum grossière. Massue antennaire moins allongée (X2 plus large  que longue.)



Les plantes hôtes aussi permettent de séparer ces 2 espèces:

  • lineatus : famille des trèfles   Lotus-,Trifolium,Medicago Pisum
  • striatus : famille des genêts, Sarothamnus scopariusGenista Cytisus
Dans mon jardin point de Cytises ou de genêts mais de nombreux trèfles ou luzernes ..
 Sitona lineatus est surtout connu comme un ravageur du pois et à ce titre combattu.Une abondante documentation informe alors sur les moyens de s'en débarrasser. Les adultes observés maintenant ont hiverné et se reproduisent au printemps.On les trouve sur les plantes d'avril à septembre. Ce sont les larves ensuite qui s'attaquent aux racines et nuisent à la végétation.On le rencontre partout en France et en Europe.

Sitona lineatus, moins de 5mm


Sur cette vue d'ensemble on observe ce qui correspond à la description faite par le site allemand:
  • rostre presque parallèle qui s'élargit devant les yeux
  • pronotum arrondi dont la plus grande largeur est en arrière de la tête
  • yeux très gros
  • élytres plus larges que le pronotum, presque parallèles
  • élytres rayés,avec une alternance de squamules brun pâle et plus claires sur les interstries impairs.

Il faut noter que les jolies squamules qui décorent notre charançon disparaissent petit à petit lors des frottements de l'insecte avec la végétation environnante, c'est ce qui s'est passé entre la première et la dernière photo. Il arrive ainsi de trouver des charançons noirs dépourvus de squamules .


jeudi 22 mars 2018

Myrmarachne formicaria, une araignée déguisée en fourmi!


En nettoyant les légumes du jardin , je fais souvent des « rencontres » inattendues.

Cettefois j’ai cru voir une fourmi.Elle m’a intriguée car je lui voyais des « mandibules géantes » comme celles que j’avais vu chez cette fourmi australienne : la fourmi bouledogue.

Myrmarachne formicaria mâle, n'utilise souvent que 6 pattes pour marcher!

Elle se promenait avec ses « antennes »   en avant tâtant les environs.
Sauf que lorsque je l’ai vu courir je lui ai compté 8 pattes ! C’est donc une araignée !
Quelques photos plus loin, j’ai bien vu que c’était une araignée avec ses yeux placées autour de sa tête !

Myrmarachne formicaria mâle, une saltique avec ses gros yeux au centre

Elle ressemble aux saltique, me suis-je dit .
Et c’est en cherchant dans cette famille que j’ai trouvé Myrmarchne formicaria, la bien nommée.

C’est une araignée, mon specimen est un mâle. Lui seul présente ces " chélicères" proéminentes.Elles sont noires,hypertrophiées, aplaties, portées en avant. Elles présentent un reflet métallique.

La partie visible cache des crochets repliés par dessous.

Myrmarachne formicaria mâle, une saltique vue de face

Pour s’en servir, l’araignée doit écarter les chélicères pour en déplier les crochets.
C’est un élément utile lors de la parade nuptiale.
L'araignée mesure 6 mm maximum et ses jolies couleurs se révèlent sous l'objectif.

Myrmarachne formicaria mâle,pattes avant levées, je ressemble à une fourmi!!

L’araignée court le plus souvent la première paire de pattes dressée, qui lui permet de mimer les antennes des fourmis.
Parmi les autre araignées ressemblant à des fourmis Myrmarachne formicaria se reconnaît à :
  • tête noire suivie d’une partie rougeâtre qui correspondrait au thorax
Myrmarachne formicaria, pédipalpes 

  • abdomen brun puis noir décoré d’une bande de poils blancs
  • le céphalothorax est séparé de l’abdomen par un étranglement
L’aspect élancé de son corps et tous les éléments réunis en font une bonne imitation d’une fourmi.

Pourquoi ce mimétisme?

Une petite araignée court le danger d'être la proie d'une plus grosse ou d'un autre prédateur! La fourmi, se défend mieux, mord , envoie de l'acide formique...En fait l'araignée se sert de l'image plus agressive de la fourmi pour se protéger.
Lire ici un article qui en parle!

Myrmarachne formicaria, tête noire, thorax brun.

En photographiant ce petit mâle j’ai vu une autre de ses capacités. Comme il ne cessait de courir et sortir du champ de mon objectif, je l’ai placé sur une île : un caillou au milieu d’un petite coupelle avec 1cm d’eau.
Après en avoir fait le tour de nombreuses fois, Myrmarachne formicaria a tâté la surface de l’eau.
Myrmarachne formicaria,nage la brasse dans sa piscine!
 Cela lui a encore pris quelques instants avant de se jeter à l’eau. Très calmement, il a nagé, sur une distance d’1 à 2cm pour atteindre le bord de a coupelle.

Plus surprenant, le lendemain j’ai renouvelé l’expérience, rapidement, le petit malin s’est mis à l’eau pour atteindre le bord de la coupelle et s’extraire de l’eau.
Myrmarachne formicaria. Ouf,  J'ai atteint le bord!

Mes observations n’ont rien de scientifique, je suis simplement admirative des aptitudes d’une petite araignée de moins de 6mm qui passe bien souvent inaperçue dans notre environnement.
Myrmarachne formicaria mâle, pattes avant bien levées pour faire croire à des antennes

Myrmarachne Formicaria  est bien présente en France et au-delà, dans des milieux différents mais humides et ensoleillés. L’adulte passe l’hiver à l’abri dans une coquille d’escargot par exemple ou sous une feuille en y tissant un cocon de soie. C’est d’ailleurs ce qu’a fait le petit mâle de la photo dans le petit flacon qui lui sert de logis temporaire !
Myrmarachne formicaria mâle, vue générale


Infos extraites :  de Kosmo Atlas, Spinnen Tiere Europas,   Heiko Bellmann.


dimanche 18 mars 2018

Corynis (Amasis) crassicornis, hyménoptère Symphite.


Voici un hyménoptère de la famille des Symphites, les mouches à scie, vous savez ces insectes dont les larves mangent les feuilles des végétaux au printemps !
Il appartient à la famille des Cimbicidae.
Ces insectes n’ont pas la taille de guêpe .
Celui-ci a attitré mon regard à cause de ses curieuses antennes en massue.Il se « roulait » autour des étamines d’une fleur de renoncule rampante, c’est sur cette plante que Corynis crassicornis semble se plaire, en cueillant la fleur j’ai pu la porter jusqu’à ma table !


Corynis crassicornis sur fleur de renoncule.

Ce sont les antennes qui permettent de classer l’insecte dans la famille des Cimbicidae. Il mesure environ 9mm.


Corynis crassicornis détail de la tête et des antennes renflées aux extrémités.

Je me suis servie ensuite de l’ouvrage : Hyménoptères Tenthrédoïdes de
Lucien BERLAND , Faune de France 47 page 409, pour trouver sa famille :

- La 1re cellule cubitale reçoit les deux nervures récurrentes (9-12 mm).. .. Abia.
- Les 1re et 2e cellules cubitales reçoivent chacune une nervure récurrente ( 6-9 mm)............ Amasis


Corynis crassicornis détail de la nervation des ailes.

Sur la photo c’est visible, les cellules C1 et C2 sont bien visibles avec les nervures  récurrentes qui les atteignent.

Corynis crassicornis vue latérale de l'abdomen.


Les gros yeux non échancrés convergent vers le bas de la face.On voit 3 ocelles sur la tête plus large que longue ce qui une caractéristique des Tenthrèdes.

Corynis crassicornis tête et pronotum entièrement noirs.

La tête et le thorax entièrement noirs, la taille et la plante sur laquelle elle était, nous orientent vers Amasis crassicornis, aujourd’hui nommée Corynis.

Les pattes sont noires jusqu'au milieu, ou aux deux tiers des fémurs, les genoux jaune rougeâtre, tibias et tarses jaune clair, l'apex des tibias et l'extrémité de tarses bruns.
Corynis crassicornis vue des bandes colorées du dos à travers les ailes transparentes.

Sur l’abdomen on voit des bandes jaunes plus ou moins étendues (davantage à partir du 3eme tergite) sur la  photo ci-dessus.

Corynis crassicornis aime les zones ensoleillées.Mais c'est une espèce commune que l'on rencontre dans de nombreuses régions en Europe méridionale et centrale.On rencontre les adultes en juin -juillet sur les fleurs de renoncules.

Ici, dans ce texte en allemand on parle des 2 espèces que l'on peut rencontrer, il est surtout intéressant parce qu'il présente un excellent schéma de Corynis crassicornis.On y voit bien le détail des ailes et les bandes claires sur l'abdomen.

Corynis crassicornis sur sa fleur de prédilection.


Corynis crassicornis est lié aux renoncules.Il se distingue d’un autre Corynis obscura entièrement noir, corps et pattes,  qui   se trouve sur les géraniums.

*Les noms des insectes varient quand on les reclasse, ainsi Amasis est devenu Corynis.

Pour avoir une idée du monde de vie de ces hyménoptères voici trois articles déjà anciens qui le décrivent:


  • Arge pagana, larve mangeuse des feuilles de rosiers ici
  • Arge pagana : mue de la larve ici
  • Arge pagana : larves au second stade ici

mardi 13 mars 2018

Vespula (Paravespula) germanica et Vespula (Paravesula)vulgaris.


Voici d’autres guêpes présentes dans le jardin. Deux Vespula, qui n’ont pas
l’abdomen rétréci aux deux extrémités mais terminé de manière abrupte dans sa partie antérieure. Jaune et noire sont leurs couleurs dominantes ce qui fait qu’on les confond souvent les unes avec les autres.

Chez moi, pour les différencier des espèces de Polistes présentes je regarde les antennes , ici elles sont entièrement noires, et la pilosité. Les Polistes du jardin sont glabres les Vespinés sont poilues !
Vespula germanica reine au soleil du mois d'avril.

Voici Vespula germanica . Au printemps la reine fécondée qui a passé l’hiver à l’abri, se met au travail pour fonder une colonie. Son nid est souterrain. C’est elle qui pond et s’occupe des premières ouvrières qui prendront ensuite le relais.
On la reconnaît à sa taille plus grande que les ouvrières.
C’est aussi parce qu’elle apparaît en début de saison, au mois d’avril et parce qu’elle mesure près de 25 mm, que je pense que celle-ci est une reine. Découverte dans les herbes, elle se réchauffait au soleil.


Vespula germanica ouvrière


L’ouvrière mesure environ 15mm , elle est plus petite que la reine.
Vespula germanica ouvrière, détail de la face, clypeus, mandibules , creux de l'oeil, jaunes.

Les mandibules sont insérées juste en-dessous des yeux.Le clypeus est jaune avec 3 taches noires de taille variable.
Vespula germanica, ouvrière, détail du pronotum, la flèche indique la tache jaune élargie.
La tache jaune sur le pronotum est élargie, alors qu’elle ne l’est pas chez la guêpe commune Vespula(Paravespula) vulgaris

Vespula vulgaris, ouvrière, détail du pronotum, tache jaune non élargie.On voit qu'elle aspire l'eau.


On le voit bien sur les photos ci-dessus.

L’abdomen présente en plus des rayures noires des points bien ronds isolés.
Vespula germanica ouvrière, taches rondes sur l'abdomen.

Au cours de l’été je les vois beaucoup moins et bien que nous prenions nos repas sur la terrasse, elles ne viennent pas nous rendre visite.
Il y a cependant un point important pour tous au cours de l’été, c’est l’accès à l’eau. Si les guêpes viennent régulièrement chercher de l’eau dans la piscine, c’est un endroit où je n’arrive pas à les photographier..
Mais la buvette aux oiseaux, encastrée dans le sol est un endroit très visité. Et c’est ainsi que j’ai quelques images( si j’approche trop mon objectif, c’est sauve qui peut!).
Vespula vulgaris ouvrière, à la corvée d'eau!Je marche sur l'eau, moi!

Le détail permet de voir que la guêpe marche sur l’eau, ses pieds ne s’enfoncent pas et elle aspire l’eau qui lui servira dans le nid .

 Chez Vespula vulgaris on y voit bien les taches jaunes sur le pronotum qui ne sont pas élargies et pas de points ronds sur l’abdomen.
Vespula vulgaris ouvrière, une ancre dessinée sur la face.

Le dessin sur la face est aussi caractéristique : bien noir en forme d’ancre, plus ou moins élargie.
Ces 3 caractères bien visibles permettent de distinguer ces deux Vespula

Ces guêpes jouent un rôle régulateur dans le jardin.Pour nourrir leurs larves, elles attrapent bien des mouches, des chenilles...Mais ce sont aussi ces deux espèces qui importunent le plus les humains !


samedi 3 mars 2018

Polistes nimpha femelle, une jolie guêpe.


Depuis 2 ou 3 ans je trouve au mois de février une ou deux guêpes se noyant sur la piscine.
C’est l’hiver et voir des guêpes en cette saison n’est pas fréquent.
C’est pour moi l’occasion de revenir sur celles que j’observe dans le jardin.
C’est bien sûr en été que je les vois le plus souvent et les photographier en pleine action est difficile, j’ai profité de l’affaiblissement de celles que j’ai sorties de la piscine pour tenter de voir les détails pertinents..



Il existe 2 grandes familles de guêpes :
  •  celles qui ont l’abdomen brusquement tronqué dans sa partie antérieure: les Vespini.Ce sont souvent elles qui s’invitent à nos pique niques.


  • Plus petites et avec l’abdomen qui se rétrécit progressivement, les Polistini, sont aussi moins agressives.



Deux espèces de Polistes se côtoient chez moi, et c’est Polistes nimpha qui est l’objet de ce billet.

Polistes nimpha femelle.

Mâle ou femelle ?
Les femelles sont les plus nombreuses, les mâles se reconnaissent à leurs antennes enroulées à l’extrémité (13 articles et seulement 12 pour les femelles) et ensuite à leur face bien différente.


Joues jaunes et clypéus barré de noir

Que faut-il regarder  pour reconnaître Polistes nimpha?

  1.  la tête : les joues sont jaunes

       -le clypéus est barré de noir, les mandibules sont noires.

Polistes nimpha femelle
  

2. on observe ensuite les antennes : noires sur le dessus jusqu’au troisième article, ensuite assombries( alors que chez d’autres espèces, elles sont plus claires).Le positionnement des ocelles est aussi important, mais il faut des mesures précises.



Polistes nimpha femelle , positionnement des ocelles.

 3.Puis c’est le dernier élément de l’abdomen qu’il faut regarder sur sa partie ventrale : il est noir ou brun foncé.

La photo ci-dessous montre aussi l'aiguillon qui sert à la guêpe pour se défendre.

Ddernier sternite sombre qui permet de nommer Polistes nimpha, aiguillon sorti.


Celles que j’ai provisoirement de la noyade présentaient une curiosité : un renflement sur l’avant- dernier tergite….


C’est ce que l’on appelle un sujet stylopisé. Un parasite femelle s’y est logé.

Polistes nimpha, vue du parasite
J'ai mis à la fin du texte un document très intéressant expliquant le curieux mode de vie de ces parasites.La femelle est totalement incapable de se déplacer et seuls les mâles volent et viennent la féconder.

Polistes nimpha femelle, de belles  mandibules .



Les guêpes sont nombreuses et nous les connaissons surtout lorsqu’elles nous importunent, mais elles jouent des rôles bien plus important dans la nature ( un peu pour la pollinisation, mais surtout  comme régulateur pour limiter certains autres insectes).




Polistes nimpha, détail de la face


Ici un très intéressant document expliquant le phénomène de stylopisation.

Et là une photo commentée présentant les principaux critères de reconnaissance de Polistes nimpha femelle